PALMES GLORIEUSES

 

Et la Bonne Nouvelle

Entre à Jérusalem;

Son Amour se révèle,

Va plus loin qu’un « je t’aime ».

 

Acclamé sur dos d’âne,

Il se fraie un chemin

Dans le temps qui se fane,

Qu’Il trempe de sa main.

 

Noyé parmi les palmes,

Il voit les rameaux morts,

Et d’un souffle si calme

Les fait vibrer plus fort ;

 

Il voit le monde en vrille,

Emmêlé de malheurs,

Et son regard qui brille

Annonce le Bonheur,

 

Prépare le Calice

Qu’il payera très cher,

D’un immense supplice

Qui mangera sa chair.

 

Du haut de sa monture

Il relève ma main,

Me tend sa nourriture

Qu’Il offrira Demain.

 

Débordé mais en veille,

Il repère mes maux

Qu’Il assemble et balaye

De son glorieux Rameau.

 

R.B.

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