ANNAYA

 

Annaya! Ciel béni, prodigieux sanctuaire,

Aux vivants monuments, au glorieux monastère.

L’habit d’un petit moine a vêtu ton espace

Pour embaumer ton nom d’Esprit-Saint et de Grâce.

À force de ferveur, de piété, de prières

De ton sol ont jailli de divines lumières

Qui ont lié mon monde à l’Autre, par un pont,

Et transmis des signaux auxquels mon cœur répond;

Qui ont illuminé mon front d’une nouvelle

Disant que l’Évangile EST la Bonne Nouvelle.

 

Annaya! Oasis des grands pèlerinages,

Des longues processions vers ton vieil Ermitage;

Réserve de Passion, d’icônes, de reliques,

De rosaires, d’encens et de chants liturgiques.

Il t’a été donné de servir un Dessein

Car tu as encloîtré le plus présent des saints :

Charbel, qui s’est usé devant le Tabernacle

Et par qui Dieu a fait d’innombrables miracles

Dont celui de jeter ma vanité au feu

Lorsque j’ai su pourquoi le saint baissait les yeux.

 

Charbel, saint du Liban, d’outre-mer, de renom,

Qui s’est livré à fond, qui a fondu son nom

Dans Celui du « Je Suis le Chemin et la Vie »,

Réduisant son désir à l’insatiable envie

De s’unir à l’Époux, Vérité trinitaire,

Et connaître l’Alliance éternelle sur terre;

Qui a perdu son temps à nous montrer le Ciel

Pour nous faire gagner le Bonheur éternel;

Lui qui s’est rassasié de tant de privations

Pour venir nous combler de ses intercessions.

 

R.B.

 

 

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