CHANDELEUR

 

Redis-nous, Syméon, ton émerveillement

En ce Jour dans le Temple,

Lorsque tu as porté l’Enfant du Firmament

Qu’à jamais on contemple.

 

Rouvre-nous tes saints bras qui accueillent le Roi,

Redis-nous ton extase !

Transporte-nous d’un verbe issu du Verbe en croix,

Récite-nous tes phrases !

 

Rappelle-nous tes mots, ton annonce si belle,

Ta vision du Salut,

Lumière des nations, éternelles Chandelles

Qui ne s’éteignent plus !

 

Refais-nous visiter ce Moment, ce grand Signe :

« Signe de division »

Qui sépare l’ivraie du bon grain, grand et digne,

Pour l’Unification.

 

Soulève-nous avec le divin Premier-Né,

Chair du Dieu invisible,

Et refais-nous goûter au Pain de notre Aîné,

Qui nourrit notre Bible.

 

Toi qui as attendu, toi qui t’es dépêché

Pour voir la Sainte Face

Venue nous éclairer, effacer le péché

Et trôner à sa place ;

 

Présente à notre temple un bel Avènement

Qui flambera notre ombre

Et qui fera la chute et le relèvement

D’un innombrable nombre.

 

Renvoie-nous, Syméon, la portée d’un vrai Rêve

En cette Chandeleur,

Qui fera de Marie, au cœur percé d’un glaive,

La Mère des Douleurs.

 

Redis-nous ton cantique en l’honneur du Messie

Au Règne si concret,

Lui qui dévoilera, selon ta prophétie,

Ce qu’on pense en secret.

 

Comme toi, mon regard se ferme sur Son Sacre

Et mon cœur s’en repaît ;

À Son Nom salvateur l’Avenir se consacre :

Je peux partir en paix.

 

R.B.

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