De ta fenêtre…

Ce matin, de ta fenêtre,

Tu as remué mon être :

Tu m’as fait voir la blancheur

Dehors, et pas la noirceur

Dedans, dessous et derrière,

Pas les barreaux et barrières ;

Tu m’as fait voir le faux bleu

D’un ciel lourd, couvert de bleus ;

Et, au loin, la touche orange

Qui t’est chère et qui dérange,

Qui indique le levant,

Mais annonce le couchant.

Tu m’as fait voir la magie

Noire, d’une odieuse orgie ;

Un mélange de couleurs

Qui apporte les malheurs

Car l’horrible spectre atone

Est sous-tendu par le jaune !

Ce matin, de ton balcon,

Tu nous as pris pour des cons

En nous parlant d’espérance

Et de bonne gouvernance ;

D’un prochain gouvernement

Gouverné de garnements,

Qui s’offrira un fromage

Dont il fera un carnage

Tout en parlant de « cadeau »

Aux Libanais, au bon dos,

Qui resteront à la diète

En se contentant des miettes.

Ce matin du Nouvel An        

Tu m’as fait voir le tout blanc :

Blanc de chaux, pas blanc de neige

Où évolue le cortège

Des croqueurs et croque-morts

D’un Liban dit « Liban fort ».

R.B.

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