DÉCHRISTIANISEZ-VOUS !

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France – « Pâques, Ascension… : pour le bien de la laïcité il faut déchristianiser les jours fériés » (Thomas Guénolé).

Tant qu’à faire, déchristianisez-vous, avec les jours fériés. Déchristianisez ce qu’il reste encore de chrétien en vous et dans votre société, s’il en reste quelque chose. Après vos us et coutumes, pourchassez les derniers survivants symboliques  de votre culture, de vos racines, de votre histoire, de votre patrimoine… jusque dans les moindres recoins de votre phobie du christianisme, cette phobie de ce qui fut vous-même. Complétez votre suicide culturel.

Déchristianisez-vous ! En tous les cas vous n’avez plus rien à voir avec le christianisme, ni la chrétienté. Cette religion ne s’en porterait que mieux sans vous. Allez ! portez-vous l’estocade ! Votre bête noire est essoufflée. C’est vous, maintenant, les nouveaux anges : les anges de la laïcité, de la liberté débridée (à géométrie variable), de la libre-pensée, du libre-sentir, des désirs automatiques et plaisirs mécaniques, des unions pour tous et désunions de tous.

Déchristianisez les quelques fêtes chrétiennes qui vous restent. Elles ont, en tous les cas, perdu leur lustre et leur symbolique ; elles sont réduites à un arbre dégarni à Noël et à des œufs décolorés à Pâques, desquels plus rien n’éclot : aucune étincelle de foi, aucun sens, aucune saveur… Des fêtes sans repères, sans aucun renvoi à leur référent et à leur lieu de culte ; des fêtes chrétiennes sans Églises, sans liturgie, sans Dieu ; des fêtes folkloriques, commerciales, en passe de devenir dionysiaques.

Déchristianisez donc ces quelques jours fériés chrétiens qu’il vous reste. Après l’interdiction des crèches dans les mairies, bloquez la pierre de Son tombeau. Elle roulera quand même et il ressuscitera. Les quelques croyants sauront fêter chez eux, en cachette, comme les premiers chrétiens de Rome, sauf qu’en France ce sont les derniers.

Tant qu’à faire, déchristianisez aussi tout ce qui est « saint », y compris la Saint Valentin et la Sainte-Barbe. Déchristianisez les noms de vos rues, de vos écoles, et vos propres noms. Déchristianisez votre calendrier, votre mémoire après votre histoire.

À l’instar de l’État islamique, rasez tous les lieux de culte chrétiens, détruisez les musées qui gardent encore les vestiges du christianisme, changez votre architecture qui trahit ce honteux passé. Allez donc saccager vos bibliothèques bourrées de culture chrétienne, et brûlez tous les livres qui respirent le christianisme. Jetez dans le brasier le « Génie du christianisme » de Chateaubriand et plantez sur une pique la tête décapitée de son auteur.

Déchristianisez-vous, vous dis-je ! Nous n’avons pas besoin de votre chrétienté. Elle saura s’en tirer, se frayer un nouveau chemin, à partir d’une nouvelle aube, plus humaine, plus prometteuse.

Déchristianisez-vous ! Ce n’est pas Lui qui vous le dit, mais moi, dans mon imperfection, dans ma colère, dans ma révolte, dans mon désespoir, dans ma folie ; moi dans ma folie de Lui, et Lui dans sa pitié de vous et de moi. Lui, dans sa miséricorde, qui continuera à porter cette Croix que vous lui avez ôtée, à parcourir ce chemin de Croix que vous obstruez, pour se faire crucifier pour vous, pour votre Salut, malgré vous. Par amour pour vous qui Le haïssez tant. Ne m’écoutez pas ; écoutez-Le ! Enlevez vos écouteurs et prêtez l’oreille : vous l’entendrez vous dire combien il vous aime, malgré votre reniement. Revenez à vous, et vous sentirez combien Il vous habite même si vous l’avez chassé, combien il reste enraciné dans vos profondeurs, même si vous l’avez déraciné de votre conscience. Relevez les yeux, et vous Le verrez, au-delà de vos horizons bouchés, de votre désespérance, de votre finitude. Videz-vous de vos préjugés et Il vous emplira de Certitude. Refusez le non-sens et Il acceptera de donner un Sens merveilleux à votre vie. Arrêtez de vous faire et de Lui faire la guerre et il vous fera connaître la Paix. Mettez-vous en quête de vérité et vous la rencontrerez en Lui, et l’emporterez, heureux, avec vous, ici-bas et Là-Haut.

Ronald Barakat

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