GEBRAN DU JOUR

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Gebran, tu t’es trempé dans un Ciel éternel,

Coloré de ton encre,

Pour nous écrire un conte où des nains criminels

Un jour, ont jeté l’ancre;

 

Ils ont hissé bien bas leur pavillon de mort

Et plongé dans l’Abîme,

Sur l’autre, obscur versant de ton céleste port,

De ta glorieuse cime.

 

Géant, tu as trempé ton stylo dans l’histoire

De la Révolution

Qui maintient ton Serment, malgré quelques déboires

Et circonvolutions.

 

Vivant, tu l’es toujours, de vérité criante

Chantée avec brio

Au lever de ton Jour, par ta voix lancinante

Dans tes éditoriaux.

 

De ton verbe inspirant, de ta lettre inspirée

Souffle un air souverain

Qui nous transporte en chœur jusqu’à cet Empyrée

D’où ton cœur nous étreint.

 

Gebran, ils n’ont pas pu interrompre la fête,

Ni étrangler le Coq

Dont on voit émerger à chaque aube la crête

Acérée par ton roc.

 

R.B.

 

 

 

 

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