J’ai porté ta médaille

 

 

J’ai porté ta médaille,

Ȏ saint père Benoît,

Et j’ai senti mes failles

Refermées par ma foi ;

 

Et j’ai senti mon être,

Aux penchants pernicieux,

Protégé par les Lettres

De ton métal précieux ;

 

Protégé par la Croix

Contre les maléfices,

Par ton Roi et mon Roi,

Par notre Dieu le Fils.

 

Je sens ton caractère,

Tes beaux hiéroglyphes,

Me tirer du cratère

Du Mal, et de ses griffes ;

 

Et ta Bénédiction

De saint bénédictin

Grave ses inscriptions

Sur mon cœur, le matin…

 

Accompagne mon jour

Et recouvre ma nuit

De ta Règle d’amour

Qui m’ouvre et m’épanouit.

 

J’ai porté ta médaille,

Serviteur du Sauveur ;

Pasteur de ses ouailles ;

Son fidèle suiveur.

 

Tu domines l’Endroit,

Le corbeau et la coupe,

Grâce à ta sainte Croix ;

Et j’ai ton souffle en poupe !

 

Au revers, tes prières,

Radiant aux quatre coins,

Crucifient de Lumière

L’ombre, aux moindres recoins ;

 

Le Mal voit son breuvage

Se reverser sur lui ;

Le Gouffre a fait naufrage

Car ta Paix l’a ébloui.

 

Par ton sacramental

La Vanité nous fuit ;

Le tentateur fatal

S’empoisonne à son fruit.

 

Tu chasses le dragon

Et tu nous sers de guide

Vers le Seigneur, du fond

De ta ferveur rigide.

 

Depuis le Mont Cassin,

Ȏ toi le Patriarche

Des moines, ton Dessin

M’abrite dans son arche.

 

Muni des flambants signes

Sacrés, et tout le temps,

Je peux, par cet insigne,

Dire : « Arrière Satan » !

 

 

R.B.

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