J’attendais…

 

 

J’attendais un miracle ;

Tu es parti, quand même ;

Tu as franchi l’obstacle

Vers Celui que tu aimes.

 

Tu es allé chez Lui,

Et aussi chez sa Mère ;

Ta figure reluit,

Rend ma nuit éphémère.

 

Tu as fait, plusieurs fois,

Reculer l’échéance,

Pour mieux vivre ta foi,

Mieux vivre l’Espérance ;

 

Pour mieux te préparer

Au merveilleux voyage ;

Pour jouir et te parer

D’amour, ton seul bagage ;

 

Pour nous offrir l’exemple

De la stoïcité

Qui croît, au seuil du temple

De la Félicité ;

 

Pour faire de l’épreuve

Une prédication,

Pour nous fournir la preuve

Par ton exaltation…

 

Qui t’a porté au Ciel

Avant terme, avant l’heure ;

D’où tu verses ton miel

Embaumant ta demeure.

 

De ta sainte douleur

Tu as fait une offrande,

Évaporant nos pleurs

De Joie, de foi plus grande !

 

J’attendais quelque signe,

Quelque bonne nouvelle,

Et j’ai revu les lignes

De la Bonne Nouvelle :

 

Elle est ta récompense,

Notre consolation,

Car le deuil se compense

Par Sa Résurrection.

 

J’attendais un miracle,

Et me voilà frémir :

Il est ce Tabernacle

Ouvert pour t’accueillir ;

 

Il est le Corps du Père,

Son Cœur, que tu aimais,

Cœur Sacré où, cher Pierre,

Ton cœur bat à jamais.

 

Désormais, tu prends soin

De nous, âme ravie !

Tu as enfin rejoint

Le vrai Jour, la vraie Vie.

 

R.B.

 

 

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