LA SAMARITAINE

 

Qu’aurais-je fait sans toi qui vins à mon secours;

Qu’aurais-je fait sans toi, bonne Samaritaine ;

Toi qui as déversé le baume de l’amour

Sur mes brûlantes plaies : mes rancœurs et mes peines.

 

Qu’aurais-je fait sans toi, toi l’envoyée de Dieu ;

Toi qui m’as entouré d’une infinie tendresse,

Qui m’as illuminé d’un sourire radieux ;

Qu’aurais-je fait sans toi, tout seul dans ma détresse.

 

Qu’aurais-je pu sans toi, livré à l’abandon,

La trousse dépouillée et le cœur en  déroute ;

Jusqu’à ce jour béni où j’ai reçu le don

De tes mots consolants et de ta sage écoute.

 

Qu’aurais-je pu sans toi qui m’as tendu la main

Afin de me sortir de ma morne impuissance

Et de m’offrir la clé d’un nouveau lendemain

Triomphant du passé, du regret, de l’absence.

 

Qu’aurais-je fait sans toi, ô toi qui m’as ouvert

Ton toit ! Qui m’as montré enfin ma bonne étoile ;

Et qui m’as introduit à ton bel univers

En levant de mon cœur l’impénétrable voile.

 

Qu’aurais-je dit sans toi à mon double au miroir ;

Que lui aurais-je dit à ce mirage étrange

Si tu n’avais paru au revers de mon soir

Pour nous réconcilier de tes deux ailes d’ange.

 

Qu’aurais-je été sans toi, si ce n’est un pécheur,

Ȏ toi qui tiens la croix, toi dont la foi déborde ;

Ȏ toi qui m’as blotti dans les bras du Seigneur

Qui m’a enveloppé de Sa Miséricorde.

 

Qu’aurais-je fait sans Toi, mon Dieu, sans ton trésor ;

Sans ce Joyau flambant d’amitié par ta Grâce ;

Sans ce cœur de ton Cœur Sacré, sans ce cœur d’or

Qui bat en moi plus fort, qui par ta Vie m’embrasse.

 

R.B.

 

 

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