MARON

 

 

Maron, le saint profond

Qui a donné son nom

À nous, les Maronites ;

 

Maron, le saint lointain,

Mais si proche du Saint

Dans ses hauteurs d’ermite.

 

Maron, le saint vivant

Des pays du Levant ;

Père communautaire ;

 

Maron, saint de renom

Qui a uni son nom

Au Nom de Dieu le Père.

 

Maron, au cœur en croix

Qui a drainé la foi

Des contrées de Syrie ;

 

Maron, le saint sans voix

Qu’on entend dans les bois,

Les grottes, les prairies.

 

Maron, le saint des monts,

Des plateaux et vallons,

Bénis de ses prières ;

 

Maron, moine en haillons,

Habillé des rayons

Des anciens sanctuaires.

 

Maron, homme de rien,

Fit d’un temple païen

Une église authentique ;

 

Maron, prédicateur,

Prenait ses visiteurs

Dans ses élans mystiques.

 

Maron l’itinérant

De son tréfonds vibrant

Où il fit son périple ;

 

Maron prend les devants,

Prépare des couvents

Encombrés de disciples.

 

Maron, ascète errant

Au chevet des souffrants,

De son gîte insondable ;

 

Maron, le guérisseur,

Par la main du Sauveur,

Des maux, même incurables.

 

Maron, saint méditant

Hors l’espace et le temps :

Au Ciel, près de sa hutte ;

 

Maron, le pénitent,

Le guerrier résistant

Au péché, à la chute.

 

Maron, le compagnon

Des sans-abris, sans-nom,

Des fous, des solitaires ;

 

Maron, le serviteur,

Au nom de son Auteur,

Du plus petit des frères.

 

Maron, aux nombreux dons,

À l’infini pardon,

Par l’Esprit, la Parole ;

 

Maron , le saint patron

Du Liban, son fronton,

Son cèdre et son symbole.

 

Maron, le prêtre hors pair,

Officiant en plein air,

Dans les intempéries ;

 

Maron, le saint priant

Pour nous, chrétiens d’Orient,

À la Foi aguerrie !

 

R.B.

Comments are closed.