MISÉRICORDE DIVINE

Ces deux rayons indiquent le Sang et l’’Eau:  le rayon pâle signifie l’’Eau, qui purifie les âmes; le rayon rouge signifie le Sang, qui est la vie des âmes”. . . Ces deux rayons jaillirent des entrailles de ma Miséricorde, alors que Mon Cœur, agonisant sur la croix, fut ouvert par la lance”. (Petit Journal de Sainte Faustine, paragraphe 299).

 

Seigneur, toi qui vis sur la croix,

Dont l’Amour par la plaie déborde,

Je reconnais en Toi le roi

De la Sainte Miséricorde;

 

Je reconnais être pécheur,

De ta Vérité être indigne;

Je te découvre, ô mon Pêcheur,

Et je me fais prendre à ta ligne.

 

À ton secours je m’en remets,

À ta Justice je me livre;

Seule ta Parole promet

Et ta Nouvelle me délivre.

 

Pour mon Salut, tu as fait don

De ta chair, ton souffle, ta vie,

En même temps de ton Pardon!

Et ta Pitié s’est poursuivie.

 

Oui, je reconnais ta Passion :

L’humiliation et la torture

Infligées pour la rémission

Des péchés, selon l’Écriture.

 

Seigneur, je revis par ta croix,

Par ta Vertu après mes vices,

Par ta Lumière qui s’accroît

Pour occulter tous les sévices.

 

Dans un ultime effort de foi

Mon gros cœur à ton Cœur s’accorde,

Car ta Voix perçue tant de fois

A fini par pincer ma corde.

 

À travers le sanglant brouillard

Je vois scintiller ton icône

Qui balaie de son clair regard

La poussière du Mal qui trône…

 

Dans les esprits, dans les passions,

Dans la Vanité à la ronde,

Par l’action et par l’inaction,

Tout autour de la mappemonde.

 

Seigneur, tes rayons rouge et blanc

Tirent leur sacrée quintessence

Du sang et de l’eau de ton flanc

Quand tu fus percé par la lance.

 

Ton signe de main qui bénit,

Ton autre signe qui fascine,

Forment tous les deux réunis

Ta Miséricorde Divine.

 

Et tes deux pacifiants faisceaux,

Qui ont étreint Sainte Faustine,

Viennent marquer de leurs deux sceaux

Les vœux auxquels tu me destines :

 

Par l’eau bénite de tes pleurs

Ta Pureté, sur mes bassesses,

Et par le sang de tes douleurs

Ta Vie, pour mon âme en détresse.

 

Et j’entonne sous tous les toits,

Grâce à ce rayonnement double,

«Ô Jésus, j’ai confiance en Toi»

Et depuis, plus rien ne me trouble.

 

 R.B.

Il est une foi, p. 29

 

 


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