NOTRE-DAME DE L’ATTENTE

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Tu l’attends, Marie, tu l’attends

Le Pasteur, parti faire paître

Ses brebis, buvant à l’étang

De son Verbe, qui fait renaître.

 

Tu attends, de ton long soupir,

Son retour de son saint périple

À Cana, à Sidon, à Tyr,

Priant pour lui et ses disciples.

 

Tu l’attends, Marie, patiemment,

Celui qu’attendaient les prophètes,

Et qui, par son Avènement,

Nous a tous mis le cœur en fête.

 

Tu attends, ô Mère d’amour,

Le Fils, après la chaste attente

De l’Enfant, ayant vu le jour

S’éclairer d’une aura souriante.

 

Tu attends ce même Attendu

Par le vieux Siméon au temple ;

Tu l’attends d’un air éperdu,

D’un battement maternel ample.

 

Tu l’attends, ô Mère d’espoir,

Clouée à ta tremblante place,

Sachant bien que viendra un soir

Où tu lui couvriras la face.

 

Ȏ Vierge de contemplation,

Tu attends au seuil de la grotte

Le Signe de la rémission

De nos impardonnables fautes.

 

Tu l’attends, Marie, tu l’attends

L’Agneau, voué au sacrifice,

Qui reviendra, pas pour longtemps,

Pour repartir vers le supplice.

 

De ta pénétrante chaleur

Qui emplit le temps et l’espace

Tu l’attends, nimbée de pâleur,

Comme nous attendons tes Grâces.

 

Et voici l’heure qui se fend :

Depuis que tu l’attends, Marie,

Tu nous attends, tes chers enfants,

Dans ta bienveillance fleurie.

 

Ȏ Marie, après avoir plu

De Douleur, vécu la Tourmente,

Il est LÀ, tu ne l’attends plus,

Ȏ Notre-Dame de l’Attente !

 

Il est partout, il est ICI,

Avec toi, dans la même Nue,

Et c’est nous qui sommes assis

Dans l’attente de sa venue.

 

R.B.

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