Où irais-je ?

 

« Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle » (Jean 6 :68)

 

Où irais-je, ô mon Seigneur,

Par ce trouble et par ce froid,

Si ce n’est vers la chaleur

De ton Cœur, là sur la croix,

Dont le feu sèche les pleurs ?

 

Où irais-je, ô mon Sauveur,

Par ces voies de perdition,

Si ce n’est vers la saveur,

Vivante et pleine d’onction,

De ton Verbe salvateur ?

 

Où irais-je, ô Fils de Dieu,

Par les déserts de ma terre,

Recouverts de pas d’adieux,

Si ce n’est vers Toi, mon Frère,

Vers Ton Jardin si radieux ?

 

Où irais-je, ô Fils de l’homme,

À travers ce cauchemar

Dans ma veille et dans mon somme,

Si ce n’est vers Ton regard

Où toute peur se consomme.

 

Où irais-je, ô Rédempteur,

Par mes nuits de turbulences,

Mes désespoirs, mes malheurs,

Si ce n’est vers l’Espérance

De Ton Jour, de mon Bonheur ?

 

Où irais-je, ô Jésus-Christ,

Avant que ma voix ne meure,

Par ce tumulte et ces cris,

Si ce n’est vers Ta Demeure

Annoncée dans Tes Écrits ?

 

Où irais-je, ô Sainte Face,

En ces moments d’abandon ?

Vois, je marche sur Tes traces

Pour obtenir le pardon

Et vivre dans Ton Espace.

 

Toi le Berger et l’Agneau,

Où donc irais-je, et à qui ?

Dans l’enfer de mon enclos

Ton Évangile est exquis :

Il m’ouvre par Ton Anneau !

 

Ȏ mon Auteur, où irais-je ?

Hors de ma triste bohème,

De mon funèbre cortège,

Si ce n’est vers Ton Poème

Pour t’offrir mon florilège !

 

R.B.

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