Sonnet pour un pardon.

À Béchara Asmar.

Je te tends une main, toi le pécheur honni,

Toi qui fus pour beaucoup une occasion de chute ;

Et la main du Seigneur, de là-haut nous bénit,

Panse notre blessure et soutient notre lutte.

Je te tends une main à travers les barreaux,

Toi qui fus flagellé et jeté dans les geôles,

Par la main de chrétiens, devenus des bourreaux

Qui ont perdu leur âme, et leur foi et leur rôle.

Il te tend, le Seigneur, la clef de Sa Maison,

Puisqu’au cœur du pardon on a fermé la porte,

Et qu’à l’intolérance on a donné raison !

Et voici que Sa Croix te porte et les supporte…

Jusqu’au moment ultime où Il va se donner

Au Père, en Le priant fort de leur pardonner.

R.B.

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